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Quito, terre de volcans

2 juin 2011 - Par Rose-Line Brasset

Capitale de l’Équateur, Quito se niche dans la Cordillère des Andes à plus de 2 800 mètres d’altitude. En son sein, des églises et des monastères de l’époque coloniale aux murs tapissés d’or et d’argent, des ruelles bordées de nobles demeures d’un autre siècle, une population constituée à 41,5 % d’Indiens aux costumes colorés et même… des hôtels de luxe ! Mon coup de cœur de cette année…

La République d’Équateur se divise en trois grandes régions : les plaines côtières (la Costa) bordées de plages, les plaines orientales (l’Oriente) abritant d’immenses forêts tropicales qui s’étendent jusqu’à l’Amazone, et les Andes (la Sierra) qui traversent le pays du nord au sud. Couverts de neiges éternelles, les volcans sont ici en vedettes et le coup d’œil vaut indéniablement le déplacement. Parmi les plus connus, on trouve le Cotopaxi (5 897 mètres d’altitude), le plus haut volcan du monde encore en activité, le Pichincha (4 794 mètres d’altitude) et le Chimborazo (6 310 mètres d’altitude).

Au loin, le sommet enneigé du volcan Cotopaxi.
Au loin, le sommet enneigé du volcan Cotopaxi.

Sur les flancs du Pichincha, la capitale, fondée en 1534 par le conquistador espagnol Sebastian de Belalcazar, occupe un petit plateau de 12 000 m2 s’étendant sur près de 60 km de long par 5 km de large. À la fois métropole moderne et cité coloniale métissée, Quito compte aujourd’hui 2 millions d’habitants et se divise en deux parties principales, l’une témoignant de l’héritage des Indiens et des conquistadores, l’autre, résolument contemporaine.

Le centre historique colonial

Au sud de la ville, la partie coloniale, sacrée « patrimoine culturel de l’humanité » par l’Unesco, est remarquable pour son architecture et ses places publiques, ses monastères et ses églises aux murs tapissés d’or et d’argent. Importante capitale de l’Empire inca en raison de sa position géographique stratégique, Quito possède aussi une riche histoire précolombienne.

La Plaza Independencia
La Plaza Independencia

En plein cœur de la ville ancienne, on peut par exemple admirer une immense cathédrale construite au XVIe siècle sur les ruines d’un ancien temple inca et dotée d’une incroyable voûte en croisée d’ogives mariant avec brio l’architecture espagnole et l’art indigène. Au pied de l’édifice, une grande place se déploie. Il s’agit de la Plaza Independencia, point de départ de toute promenade dans ce quartier, où s’entremêlent Indiens, Métis, descendants des Espagnols et touristes.

Parmi les curiosités, citons la calle Ronda, la rue la plus ancienne de la ville, avec ses maisons peintes en blanc et en bleu et ses charmants balcons ouvragés, le Musée d’archéologie et sa collection de 1 200 objets témoins de la préhistoire jusqu’à l’époque coloniale, l’énorme statue de la vierge de Quito, construite au sommet d’une colline appelée El Panecillo, mais qui peut être aperçue à l’extrémité sud de la rue du Venezuela, une des plus longues de la vieille ville, le monastère et l’église de San Francisco, l’église de la Compania, chef-d’œuvre de l’art colonial hispanique, puis, enfin, l’église et le monastère de Santo Domingo, construits au XVIIe siècle.

Les autochtones sont facilement reconnaissables à leur chapeau.
Les autochtones sont facilement reconnaissables à leur chapeau.

Le centre moderne

Au nord de la ville, non loin de l’aéroport international Mariscal Sucre, le Centre moderne présente un contraste saisissant et inattendu avec ses gratte-ciel à l’américaine et ses larges avenues, dont l’avenida Amazonas, où se côtoient les banques internationales, les grands hôtels, les discothèques et les restaurants à la mode. À ne pas manquer, de nombreuses discothèques ouvertes 24 heures sur 24.

À propos de Quito

Se transporter

  • Les voitures taxis sont abondantes mais, point d’union entre les deux centres, un tramway vous mène d’un bout à l’autre de la ville dans l’axe Nord-Sud avec de fréquents passages et de nombreux arrêts. Plus intéressant que le taxi si vous souhaitez prendre le pouls de la cité.

Population

  • L’Équateur compte quatre grands groupes ethniques : les Indiens, les Métis, les Blancs et les Noirs. Les Blancs, descendants des conquistadores espagnols, constituent l’élite, quoiqu’ils ne représentent qu’environ 10 % de la population totale.

Température

  • À peu près stable toute l’année, la température moyenne à Quito varie cependant entre 10 et 25°C dans une même journée. Si le soleil est vraiment chaud à son point culminant, mieux vaut tout de même ne jamais sortir sans sa petite laine.

Se loger

  • Dans la vieille ville
  • L’hôtel Plaza Grande est plus sélect et le plus chic hôtel de la ville. Il est situé près de la Plaza Independencia, à l’angle des rues Garcia Moreno et Chile.
  • www.plazagrandequito.com
  • Dans le centre moderne
  • Le Parc hôtel est l’hôtel-boutique le plus confortable et le plus élégant de cette partie de la ville. Il est situé à l’angle des rues Republica de El Salvador et Irlanda.
  • www.leparc.com.ec

Dans les environs de QUITO

La mitad el mundo : À 20 km de Quito, un monument marquant la ligne imaginaire séparant les deux hémisphères.

Otavalo : Un village célèbre pour son marché en plein air aux couleurs flamboyantes, le samedi matin, et ses Indiens, reconnaissables entre tous grâce à la longue natte de cheveux noirs que les hommes portent fièrement dans le dos.

Banos : Une toute petite ville d’eau au sud-est de Quito dont l’eau chaude sulfureuse alimentant des bassins creusés directement dans la pierre provient du volcan Tungurahua… Un incontournable !

Ambato : une ville très agréable, au centre du pays, où l’on trouve notamment le plus important marché d’Équateur.

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