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Ford Raptor : Passion extrême

2 octobre 2017 - Par Frédéric Masse

J’ai aimé

/ Son image badass  : On ne passe pas inaperçu au volant d’un Raptor... jamais ! J’ai pu le constater pleinement lors d’un passage express au Camping Belley au Lac-Saint-Jean. Dès mon arrivée, mon camion s’est carrément transformé en rockstar. Des campeurs me demandaient même s’ils pouvaient le prendre en photo, alors que j’étais calmement installé sur mon site de camping avec mes enfants. J’avais l’impression d’être au volant d’une Ferrari ou d’une Lamborghini. Dans ces moments, une seule chose à faire pour ne pas trouver l’expérience désagréable : s’assumer pleinement, jouer son rôle et entrer dans le jeu.

/ Le sentiment d’invincibilité : On retombe en enfance dès les premiers tours de roue, comme si on conduisait le plus solide des jouets de sa gang. Après tout, le Raptor est construit comme un tank. À son volant, on sent que rien ne pourrait nous arrêter, pas même Irma.

/ Son agilité : Je ne me souviens pas avoir conduit un camion si rudement agile. Il y a certes des exemples dans les VUS de luxe, le Cayenne étant le premier exemple qui me vient en tête. Mais aucun véhicule n’arrive à sa cheville pour rouler sur des chemins accidentés à une vitesse folle, sauter sur de grosses bosses, ou encore, faire de simples beignes sur un terrain ensablé. Oui, bien des VUS iront plus loin en conduite hors route, mais le Raptor, lui, sait danser, et il est fait pour ça.

/ Son aisance : Il n’y a rien d’extrême dans la conduite normale du Raptor. En fait, à part quelques indices, comme celui de vous sentir comme le roi du monde, on oublie parfois qu’on ne conduit pas simplement un F-150 haut sur pattes. La suspension est assez conciliante. Même si on doit à l’occasion sacrifier une conduite parfaite sur la grande route avec un arrière parfois bondissant, c’est un sacrifice auquel je consens pour tant de flexibilité.

/ L’habitacle : Silencieux. Bien fini. Confortable. Solide comme le roc. Caverneux. Ce sont les mots qui me viennent en tête en pensant au Raptor. Ajoutez l’option du toit panoramique et vous avez l’impression de vous trouver dans une grande voiture de luxe. C’est à ce point réussi.

/ Le moteur : Adieu V8 de 6,2 litres (pour le plus grand malheur de certains), bienvenue EcoBoost V6 de 3,5 litres. Plus efficace, plus rapide, plus économe, plus écologique, plus intelligent. Le Raptor fracasse le 0-100 km/h en 5 secondes et des poussières.

/ Ses modes de conduite : Ça m’a pris un moment avant de le trouver, mais j’ai aimé le choix de conduite : Normal, Sport, Météo, Baja, roche ou sable (ces termes sont ma traduction libre, ici).

/ Capacité de remorquage : Avec 8 000 livres de capacité, vous serez bon pour tirer le bateau sans trop de problèmes.

/ Son pouvoir de persuasion : Jamais de ma sainte vie je n’ai pensé à me procurer une camionnette. Le Raptor est tellement hors normes qu’il est presque parvenu à me faire changer d’idée. En fait, il m’a donné le même type de sensations qu’une excellente bagnole sport... ce n’est pas croyable. Donnez-lui l’option d’une caisse (ou boîte, en bon français) de 6,5 pieds de long et j’en fais mon véhicule au quotidien.

J’ai moins aimé

/ Le son du moteur  : Ou plutôt, sa quasi-absence de son. La Raptor a un look d’enfer, mais son moteur n’émet aucun growl ou encore, de sons menaçants. C’est dommage.

/ Sa transmission 10 rapports : La transmission codéveloppée par Ford et GM parvient certes à réduire la consommation d’essence, mais elle réagit parfois bizarrement, comme si elle cherchait le bon rapport. C’est agaçant. Et meilleure consommation ne veut pas dire bonne... J’ai obtenu une moyenne de plus de 15,5 litres en roulant sans forcer. Tout de même un pas de géant par rapport à l’ancienne génération et son V8 de 6,2 litres qui pouvait dépasser les 20 litres aux 100 km.

/ Le freinage : Bon Dieu qu’il prend du temps à s’arrêter, ce Raptor. J’aurais aimé avoir droit à des freins plus puissants. Mais, avec les roues de 17 pouces, il n’y a, je le crois bien, pas de place pour des freins plus grands.

/ Aucune option de caisse : Il n’y a que la boîte de 5,5 pieds offerte, qu’on choisisse la version longue ou la Super Crew (comprendre quatre portes de pleine grandeur). C’est le format le moins pratique. Ça fait de lui un camion plus maniable et c’est plus joli, certes, mais une option 6,5 pieds aurait du moins permis d’en vendre un de plus (se référer au point Son pouvoir de persuasion).

/ Le politiquement incorrect : Il est gros, méchant, ne passe pas inaperçu... dans une ère ou l’électrique est à la mode. On a déjà vu plus politiquement correct, du moins en apparence. Parce qu’une voiture sport équipée d’un V10 ou encore, d’un V12, ce n’est pas nécessairement plus propre.

/ Son prix : Une fois bien équipé, le Raptor peut pratiquement atteindre... 100 000 $ (son prix de base est de 70 299 $). J’en ai presque fait une syncope. Mais quand on y pense, après tout, une voiture de luxe n’est pas plus pratique... et peut coûter facilement le double. Bon, rationnellement, ça n’a pas plus de sens... mais vous connaissez l’adage : le cœur a ses raisons que la raison ignore.

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