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Essai routier de la Lexus LX

2 octobre 2013 - Par Frédéric Masse

 

Confort princier

 

Il y a de ces voitures qu’on veut à tout prix essayer. Sans logique, sans connaître la motivation réelle qui nous pousse à une telle attirance, on veut tout simplement les tester. La Lexus LX est l’une de celles-là.

Cela fait plus de 12 ans que je suis chroniqueur automobile. Mais c’est la toute première fois que j’essaie ce gigantesque pachyderme (pléonasme totalement volontaire !). Vestige d’un passé pas si lointain où chaque foyer (dont les revenus le permettaient) possédait ce type de véhicule, la Lexus LX prouve qu’il reste encore de la place sur le marché pour un vrai gros VUS de luxe offrant du prestige et du confort princier, combinés à une suspension immensément rebondie.

« VOTRE VÉHICULE EST PRÊT, MON BON PRINCE ! »

C’est donc avec une certaine excitation que j’ai pris possession de cette imposante Lexus en prévision de mon essai routier. Je savais déjà qu’elle partageait sa plateforme avec la Toyota Land Cruiser de nos voisins du sud (voiture que j’avais brièvement testée lors d’un voyage de presse), mais de là à m’attendre à autant d’excès !

Cela commence évidemment par sa taille. Impossible de la manquer dans le stationnement. De couleur noire – comme je l’aurais moi-même choisie –, la LX affiche une ligne qui trahit son âge. Puis vient le moment de monter à bord. Pas si mal… Malgré le bon dégagement au sol, ce n’est guère une aventure. Je m’assois sur le siège du conducteur. Comment le qualifier ? Cuir pleine fleur, douillet, mou… j’irais même jusqu’à dire absorbant. Quant à la présentation générale, on est loin du style anglais de la Range Rover, du « bling bling » de la Cadillac Escalade, ou encore, de l’allure techno d’une Infiniti QX56. C’est très luxueux, mais à mes yeux, cette présentation date d’une autre époque. Idem pour l’interface du système de navigation, qui rappelle que la présentation graphique n’était pas si importante il y a quelques années. Est-ce efficace par contre ? Absolument.

Je lui donne d’ailleurs un « sans faute » pour tout le reste. La finition est digne d’un véhicule qui frôle les 100 000 dollars. Le système de caméra, qui permet de voir tant l’avant et les côtés que l’arrière, demande un peu d’adaptation, mais se veut très pratique. Le système stéréo Mark Levinson, avec ses 19 haut-parleurs et ses 450 W, est tout simplement magistral. Et si vous préférez le silence, vous serez servi. En matière d’insonorisation, la LX est au VUS de luxe ce que la LS (la berline amirale de Lexus) est à la berline de luxe. Hallucinant de réussir à éliminer autant de parasites sonores dans un véhicule si imposant !

La finition de la LX est digne d’un véhicule qui frôle les 100 000 dollars.

 

À l’arrière, la banquette est ajustable et, bien que le dossier soit plat, on arrive à y trouver un certain confort. Les enfants (et les plus grands) apprécieront les écrans situés derrière l’appui-tête. Toutefois, en troisième rangée, je me serais attendu à plus d’espace pour les jambes dans un pachyderme d’une telle taille. On conservera cette banquette en cas de dépannage uniquement. Alors que certains apprécieront que cette dernière soit électrique, ce qui permet de la placer sur les côtés à l’aide d’un simple bouton, d’autres auraient plutôt préféré pouvoir l’enlever complètement, pour ainsi profiter de tout ce cubage de rangement. C’est une question de besoins.

« NE LA BOUSCULEZ PAS, MON PRINCE ! »

Je vous préviens tout de suite : ne cherchez aucune compétence dynamique à la LX. Excluant le confort, tout le reste n’est qu’accessoire. Cela signifie que vous aurez droit à une direction plutôt légère, qui transmet très peu de sensations, et à un important rayon de braquage. Même son de cloche pour la suspension, que l’on a volontairement travaillée afin d’absorber chaque petite imperfection. Dans le genre, la LX est donc parfaitement bien calibrée. Si l’on teste ses compétences dynamiques, on se rend vite compte – mais très vite ! – que ça n’en vaut même pas la peine. Ce n’est ni sa force, ni sa fonction.

Pour ceux et celles que cela intéresse, la LX s’en tire toutefois très bien sur les chemins accidentés. Si l’envie vous en prenait, vous pourriez profiter d’un rouage à quatre roues motrices qui vous permettra de vous sortir de bien des situations embarrassantes. Mais, disons-le franchement, la LX est plutôt la reine des longs parcours, des grandes autoroutes. Vous arriverez à bon port en vous sentant maître de la route, sans aucune fatigue musculaire. C’est très particulier et unique comme sensation. Il faut vraiment l’essayer pour pleinement le comprendre.

Lors de vos nombreuses escapades, vous pourrez également compter sur un puissant moteur V8 de 5,7 litres, soit le même que celui de la Toyota Tundra. Celui-ci développe 383 chevaux et un impressionnant couple de 403 livres-pied à 3600 tr/min.

Évidemment, avec ce poids, cette puissance et cette transmission à six rapports vient une consommation d’essence pouvant dépasser les 16 l/100 km. Sur l’autoroute, c’est mieux, avec environ 12 l/100 km. Sachez également que la LX peut remorquer des charges pouvant atteindre jusqu’à 3 175 kg.

En conclusion, il faut prendre la LX pour ce qu’elle est : le plus opulent, le plus confortable VUS de luxe que le marché peut offrir. Ajoutez à cela une fiabilité sans tache, une aura de prestige très forte et une certaine exclusivité, et vous obtenez un heureux mélange pour quiconque recherche ce type de véhicule. Impossible, dans ces conditions, de ne pas la recommander.

 

PRIX DE BASE C COUPÉ : 97 620 $

PRIX DU MODÈLE ESSAYÉ : 97 620 $

MOTEUR : V8 de 5,7 litres de 383 chevaux à 5600 tr/min et couple de 403 lb-pi à 3600 tr/min

TRANSMISSION : automatique à six rapports

SES CONCURRENTES : Cadillac Escalade, Infiniti QX56, Land Rover Range Rover, Mercedes GL

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